Armand Petersen

Sculpteur français — 1891-1969

Armand Petersen (1891-1969) est né à Bâle (Suisse) le 25 novembre 1891.

Pompon, révélé en 1922 au Salon d’Automne par son grand Ours Blanc, regroupe au « Jardin des Plantes » des jeunes animaliers qui étudient les modèles sur nature.

Dès 1926 Armand Petersen en fait partie. En 1929, deux ans après sa « découverte » Petersen fait partie des meilleurs animaliers. On le cite après Pompon et comme son émule.

Armand Petersen a reçu de nombreuses commandes de l’état français et étranger. On en trouve dans un grand nombre d’ ambassades françaises mais également dans des musées comme un «Hippopotame» du Musée du Louvre exposé au Musée de Vernon, une «Grue Cendrée» au Musée de la Chasse à Gien, un «Taureau» au musée d’Angers ainsi que des sculptures grandeur nature comme le «Grand Chevreuil» au Musée de Louviers, la «Panthère» à Bry-sur-Marne, le «Corbeau» et le «Veau» à Bâle (Suisse).

Une trentaine de ses sculptures ont également été éditées par les deux plus grandes Manufactures de céramiques de l’époque, Sèvres et Bing and Grondahl (Copenhague).

En 1959 la galerie Dreyfus exporte ses œuvres aux États-Unis.

Le choix animalier du sculpteur lui fit partager une époque appelée « âge d’or », celle des années 30, dominée par des figures restées à juste titre célèbres, car elles marquèrent toute une génération en imprimant un style à un groupe d’animaliers dont il fit partie.

C’est en France qu’il fut reconnu aux côtés des meilleurs et des plus grands, Pompon et Sandoz, qui joueront un rôle prédominant dans l’élaboration de son œuvre et de sa reconnaissance.

Il est intéressant de suivre un descendant de Pompon qui, tout en assimilant ses principes sut garder une certaine originalité, en alliant plusieurs talents, renouant avec sa formation d’orfèvre pour arriver à l’œuvre précieuse et souvent unique.

Une grande continuité et un souci de perfection sont les caractéristiques d’un homme, artiste de rigueur qui sut évoluer sans heurt malgré les coupures imposées par les circonstances de sa vie qu’il sut surmonter, tributaire cependant d’une époque troublée et de son refus de la facilité.